Vélos électriques : la nouvelle mode Made in France

Dans l’ombre des vélos électriques fabriqués en Chine, les vélos à assistance électrique (VAE) français se développent depuis maintenant deux ans. Une tendance qui provient de l’évolution de la société et de l’image Made in France, qui ne cesse d’attirer. Aujourd’hui elle profite à plusieurs start-up de l’hexagone, qui relancent l’industrie du cycle.

Le vélo électrique Made in France prend de plus en plus d'ampleur en France
La France rattrape son retard avec les vélos électriques

La France revient de loin mais compte bien prendre sa revanche dans le monde du cycle, plus précisemment avec les vélos électriques. Depuis deux ans maintenant le Made in France a reconquit le coeur des Français. C’est simple, les ventes ont progressé de 29% en 2020 selon l’Observatoire du cycle.

Des prix qui flambent

Si cette nouvelle mode s’est installée chez les Français, ceux-ci devront cependant mettre la main à la poche. De façon générale, le prix d’achat moyen des ventes de vélos électriques est passé de 1 595 euros à 2 079 euros en 2020. Depuis peu, des enseignes apparaissent et se font le pari de proposer des vélos de qualité, 100% français. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les prix sont très conséquents. En effet acheter un produit totalement français, c’est cher.

La start-up Le Vélo Mad basée à Rouen (Seine-Maritime), a choisi de faire concevoir et assembler ses trois modèles par la manufacture française du cycle (MFC). Cette dernière produit dans son usine de Machecoul (Loire-Atlantique) pas moins de 100 000 vélos électriques. Si la MFC produit pour plusieurs marques, elle possède également les siennes. Certains modèles dépassent les 3 500 euros (le VTT Kern SL Finest atteint les 6 499 euros.)

Certaines marques n’hésitent pas à défendre les prix élevés par la qualité proposé. C’est le cas de Coleen qui conçoit, fabrique puis assemble ses modèles dans son atelier à Biarritz (Pyrénées-Atlantique). Les prix commencent à 8 685 euros (peuvent aller jusqu’à 9 990 euros), ajouté à cela les options souhaitées par le client. Mais une chose est sûre, les vélos électriques sont de France, rien d’Asie et surtout de haute qualité. C’est ce qu’affirme le cofondateur de Coleen, Thibault Halm. « Nos vélos sont prévus pour supporter des contraintes élevées en toute situation et sur du long terme, afin de répondre à un vrai besoin de mobilité, notamment avec nos speed bikes » explique-t-il.

Les vélos électriques français sont à la mode en France. (© R.Moissonnier)

Mais la concurrence sur le marché est coriace et des marques préfèrent proposer des vélos sophistiqués et disponibles pour tous. C’est le cas de Iweech qui mise sur des prix plus abordables. Installée à Marseille, la marque fabrique son vélo électrique à assistance intuitive et le propose à 2 950 euros. Même cas de figure pour Voltaire qui vend ses vélos à deux-roues connectés pour 2 390 euros.

Une mode propulsée par la société

Si les Français sont de plus en plus à se procurer des vélos électriques Made in France, ils sont davantage influencés par la société. Le premier facteur est l’écologie. La conscience écologique a pris le pas aujourd’hui dans beaucoup de têtes, à l’heure où la Terre est menacée par la pollution. Des actions et des aménagements ont lieu notamment dans des villes comme à Lyon (maire écolo) où l’urbanisme devrait laisser place à la mobilité verte. Le vélo électrique permettrait donc d’éviter d’éventuels problèmes liés au trafic (bouchons). Il remplacerait en quelques sortes le scooter ou la voiture. La solution des vélos électriques serait également nécessaire pour les Français vivants dans des milieux plus ruraux (communes).

Néanmoins, un deuxième facteur a beaucoup influencé les Français et pas des moindre : la crise sanitaire. Si celle-ci a bousculé notre quotidien, le besoin de consommer local s’est renforcé. La majorité des pays du monde se sont renfermés sur eux-mêmes dû au Covid-19. Ainsi, certains citoyens se sont intéressés et tournés vers le 100 % français. D’autres ont fait le choix de contribuer à l’économie nationale. On peut aussi ajouter l’avancée de la technologie avec l’émergence de start-up françaises qui ne manquent pas d’innovation. Celles-ci développent au maximum leurs vélos afin d’attirer le plus d’acheteurs possibles. Léger, écran-tactile intégré, guidon doté de clignotants et de feu stop, GPS , dispositif de verrouillage automatique; tout a été exploré.

Le marché du VAE à la française continu de s’installer doucement dans notre quotidien. Il pourrait même concurrencer très bientôt, les trottinettes électriques qui ont envahi depuis peu les différentes villes de l’hexagone.

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